Crise du gaz : pourquoi l’Europe est directement impactée
Dans la nuit du 18 au 19 mars 2026, de nouvelles attaques ont visé le Qatar, fragilisant ses infrastructures gazières. Le complexe de Ras Laffan, site majeur de production de GNL, a subi des dommages significatifs.
Ces événements font suite à une frappe israélienne sur le site gazier offshore de South Pars, l’une des plus grandes réserves de gaz naturel au monde, représentant environ 70 % de la production iranienne.
Conséquence immédiate : environ 17 % des capacités d’exportation du Qatar seraient indisponibles pendant 3 à 5 ans, empêchant le pays d’honorer certains contrats d’approvisionnement.
Dès le 19 mars au matin, le cours du TTF (indice néerlandais considérée comme la référence européenne) Day Ahead a réagi brutalement : le prix du gaz est passé de 55 €/MWh à près de 70 €/MWh en quelques heures.
Pourquoi l’Europe est-elle touchée ?
Même si l’Europe ne dépend pas principalement du Qatar (ses importations de GNL étant dominées par les États-Unis, à hauteur d’environ 60 %), elle reste fortement exposée au marché mondial.
Aujourd’hui, le Qatar ne représente qu’environ 8 à 10 % du GNL européen. Pourtant, cela ne protège pas le continent.
Le GNL est un marché global :
les cargaisons peuvent être redirigées en fonction des prix proposés. Autrement dit, elles vont au plus offrant.
Résultat : des cargaisons initialement destinées à l’Europe peuvent être réorientées vers l’Asie.
Or, l’Asie représente aujourd’hui près de 50 % de la croissance mondiale de la demande de gaz, ce qui renforce la concurrence et tire les prix vers le haut.
Une triple pression pour l’Europe
Ces événements créent une situation particulièrement tendue :
Hausse des prix du gaz
Forte volatilité des marchés
Concurrence accrue avec l’Asie
Réduction de l’offre mondiale
Conclusion
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